Le ministère de l'Environnement coupe les queues ???

Publié le par CAMPIONE

Tous les pêcheurs amateurs

Vont-t-ils devoir couper

La queue de leurs poissons.



L
a déclaration, obligatoire mais gratuite, avec remise au pêcheur amateur d'un exemplaire de la réglementation, pourrait être adoptée par le ministère de l'Environnement avant la fin du mois de juin.

Avec la canne, l'épuisette, l'hameçon et les appâts, les ciseaux vont devenir l'outil indispensable du pêcheur à la ligne. Non pas le simple dégorgeoir qui permet d'extraire un hameçon récalcitrant des entrailles d'une girelle, mais de vrais ciseaux bien tranchants pour sectionner… la queue des poissons. Contre toute attente, c'est la mesure a priori la plus difficile à faire appliquer et la moins évidente à contrôler qui semble avoir permis aux autorités maritimes et aux instances représentatives des pêcheurs amateurs de trouver un terrain d'entente.
Consensus qui a surtout évité à ces derniers de se voir imposer un impopulaire et coûteux permis de pêche en mer. Pressées de trouver une solution susceptible de contribuer à la préservation des espèces marines dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, sans braquer les pêcheurs, les deux parties se seraient donc mises d'accord sur une simple "déclaration", obligatoire mais gratuite, avec remise d'un exemplaire de la réglementation.

Déclaration dont on dit qu'elle pourrait être adoptée par le ministère de l'Environnement avant la fin juin. De cet accord a alors émergé la décision étonnante obligeant le pêcheur à couper tout ou partie de la nageoire caudale (la queue) de sa prise, gobie ou requin-pèlerin. Pour les promoteurs de cette pratique, l'objectif est de lutter contre le braconnage en s'assurant que les prises ne pourront être vendues à un particulier ou à un restaurateur.

En clair, tout poisson proposé à la vente et dont la queue a été taillée, devient suspect.

Publié dans ecologie

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