Michelito, 10 ans, Interdit de corrida à Fontvielle.

Publié le par CAMPIONE

Depuis l'âge de six ans



Il a tué soixante taureaux.

Connu en Amérique latine, l'apprenti torero franco-mexicain, Michelito, 10 ans et demi, est depuis son arrivée en France au centre d'une polémique entre anti et pro-corrida, et un spectacle auquel il devait participer samedi a été interdit par le maire d'une bourgade du sud-est.

 La sagesse du maire de Fontvieille, a interdit la compétition "à titre préventif", là où l'enfant devait se produire samedi soir. Claire Starozinski, fondatrice de l'association Alliance anti-corrida, qui milite activement pour l'abolition de la corrida, parle au contraire d'un "jeu dangereux". "Le comportement de ses parents est abusif et indigne ; même s'il ne tue pas, il torée", s'insurge-t-elle. "Il est très doué, il sera peut-être un grand matador, mais pour le moment, il joue avec des veaux et il n'est absolument pas jeté en pâture à des taureaux", assure pour sa part le président de l'observatoire des cultures taurines, André Viard.

Il reconnaît cependant que lorsqu'il se produit en Amérique latine, le jeune prodige participe à des spectacles avec mise à mort. L'Alliance anti-corrida affirme d'ailleurs qu'il a, depuis l'âge de six ans, tué soixante taureaux et qu'il a été blessé à maintes reprises. 
 Le père de l'enfant, Michel Lagravère, un ancien torero qui a connu son heure de gloire dans les années 1990, s'insurge contre la polémique qui grossit depuis quelques jours autour de son jeune prodige. "Tout cela me choque", affirme M. Lagravère, originaire dû. Pour lui, son fils, lorsqu'il se produit en France, ne fait rien de plus que des "becerradas", des corridas pour débutants avec de jeunes veaux sans mise à mort ni banderilles. "Il joue simplement" à l'aide d'une cape et d'une muleta, assure-t-il, "comme 300 autres enfants de son âge qui appartiennent aux écoles taurines françaises".

L'Alliance an-ticorrida s'est adressé aux autorités "en demandant pour l'enfant l'interdiction de toréer au regard du Code pénal et du Code civil", auprès des procureurs de plusieurs villes du sud-ouest, comme Mont-de-Marsan et Dax, où il s'est produit ou doit se produire cet été. Une enquête a été ouverte par les gendarmes. En cas de rémunération et de contrat de travail, la prestation du jeune garçon n'est sans doute pas légale au regard du droit français.

 

 

 

     

 

 

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