Affaire Gregory des timbres qui parlent !

Publié le par CAMPIONE

Affaire Gregory des timbres qui parlent !

25 ans après des traces ADN d'un homme et d'une femme

 

 

Les ADN d’un homme et d’une femme viennent d’être isolés sur du courrier adressé par le corbeau à la famille Villemin. L’enquête devrait redémarrer.

C’est peut-être le tournant, tant attendu, de l’affaire du petit Grégory. Après cinq mois d’un rigoureux travail d’analyse, les experts du laboratoire médical Biomnis, à Lyon, sont parvenus à isoler deux traces d’ADN sur des courriers du corbeau adressés à la famille Villemin. L’une de ces empreintes appartient à une femme. L’autre à un homme. L’une a été retrouvée sous un timbre. L’autre sur une lettre. Egalement expertisés, les vêtements de l’enfant ainsi que la cordelette ayant servi à l’entraver sont, en revanche, restés « muets ».  Le rapport d’expertise doit être officiellement transmis aujourd’hui au procureur général de Dijon Jean-Marie Beney. Si la chambre de l’instruction le décide, l’enquête sur l’assassinat du garçonnet de 4 ans et demi, découvert le 16 octobre 1984 pieds et mains ligotés dans la Vologne (Vosges), pourrait être à nouveau relancée. Une véritable gageure pour les enquêteurs, qui auraient alors à lutter contre deux adversaires de taille : le temps et l’oubli. Objectif principal : mettre un nom sur chacun de ces deux ADN. « Pour cela, il faudrait pouvoir comparer ces empreintes génétiques avec celles des protagonistes de l’affaire », indique un expert. « Cela implique de retrouver l’ensemble des acteurs du dossier, y compris les enquêteurs qui ont manipulé les scellés », énumère un magistrat. Si le cercle des proches ne « parle pas », la population de Lépanges, ce petit village des Vosges où résidait l’enfant, pourrait être sollicitée. « Vingt-cinq ans après, cela peut paraître curieux, admet un magistrat. L’auteur de ces lettres est peut-être mort. Et la mémoire des faits, après tout ce temps, est forcément fragile. »

« Mes clients sont confiants, affirme Me Marie-Christine Chastant-Morand, l’avocate des époux Villemin. Ils espèrent toujours la vérité. » Me Gérard Welzer, quant à lui, est beaucoup moins enthousiaste. « Vingt-cinq ans après, l’ADN n’est plus la preuve absolue, estime le défenseur de la famille Laroche. En rouvrant cette enquête, on remet en marche la machine à déraper. »

Source LE PARISIEN.

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